NEW YORK (© 2020 Afriquinfos)- Le titre de la femme policière des Nations Unies de l’année 2020 a été attribué à la Zambienne Doreen Malambo, de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS). Deux autres policières des Nations Unies mais aussi d’origine africaine, à savoir la commissaire Rebecca Nnanga, du Cameroun, qui sert au sein de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA), et la commissaire principale Catherine Ugorji, du Nigéria, qui sert au sein de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA), ont été également finalistes du prix cette année.

Le prix de la femme policière de l’année 2020 des Nations unies a été décerné à l’Inspectrice en chef, Doreen Malambo, pour son travail en faveur de groupes vulnérables tels que les femmes, les filles, les enfants et les personnes handicapées.

Conseillère pour l’égalité des sexes au sein de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (MINUSS), elle a passé 24 ans dans les services de police de la Zambie, avant d’être affectée à la MINUSS en 2019 où son rôle consiste à participer à des consultations communautaires et à la mobilisation de la population pour la prévention et la réduction de la criminalité.

Créé en 2011, le prix de la femme policière de l’année des Nations Unies a pour finalité de reconnaître les contributions exceptionnelles que les femmes policières apportent aux opérations de paix des Nations Unies et pour promouvoir l’autonomisation féminine.
Doreen Malambo a été déployée dans la Mission des Nations unies au Liberia (MINUL), de 2008 à 2009, où elle a aidé la police nationale à prévenir et enquêter sur la violence sexuelle, sexiste et domestique.

Peu de temps après son arrivée au Soudan du Sud, Mme Malambo a recherché des partenariats qui ont abouti à une collaboration innovante avec des hommes au niveau local, visant à améliorer les droits des femmes et des filles. Elle a participé à la création de l’initiative ‘Défendre les droits des femmes et des filles’ qui a contribué à réduire et à prévenir la criminalité sexuelle et sexiste au Soudan du Sud.

« Savoir que je fais une différence en travaillant à l’autonomisation des femmes et à promouvoir leur inclusion et leur participation actives dans la société me motive », se félicite Mme Malambo. « L’autonomisation des femmes est la clé pour accroître la visibilité de leurs intérêts, préoccupations, besoins et contributions », vante-t-elle encore.

Le prix onusien 2020 a été remis par Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général- adjoint aux Opérations de paix des Nations unies, lors d’une cérémonie virtuelle ce 3 novembre.

Dans une déclaration publiée vendredi dernier, M. Lacroix a souligné que Mme Malambo « illustrait « le meilleur de la police des Nations unies » à travers ses idées et ses actions.

« Une plus grande participation des femmes au maintien de la paix envoie un message fort à nos populations hôtes », a-t-il ajouté. « Ce message est amplifié lorsque des policières comme l’inspectrice en chef Malambo prennent les devants pour autonomiser et protéger les autres, encore plus dans un contexte de pandémie ».

Le parcours des deux autres finalistes

La commissaire Rebecca Nnanga, du Cameroun, qui sert au sein de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) y a été déployée en 2018, et occupe actuellement le poste de chef de la cellule de recrutement de la mission.

À ce titre, elle a appuyé le recrutement de 1.000 personnes pour les forces de sécurité intérieure de la République centrafricaine au cours des dernières années et augmenté le nombre et le pourcentage de femmes incluses.

Son soutien à la police communautaire a conduit à des améliorations mesurables de la sécurité dans les communautés locales. Elle s’est également efforcée de fournir une assistance aux personnes vulnérables, notamment les survivantes de violences sexuelles et sexistes, ainsi que des opportunités pour les femmes locales d’acquérir de nouvelles compétences professionnelles.

Rebecca Nnanga a rejoint la police camerounaise en 2001. Elle a servi en tant qu’officier de police des Nations Unies dans des opérations de maintien de la paix des Nations Unies en Haïti (2011-2014).

Catherine Ugorji a quant à elle été déployée en 2018 au sein de la MINUSMA. Elle assure la liaison et la coordination avec les autorités locales et la société civile pour finaliser les opérations de la Police des Nations Unies afin de rassurer la population dans la conduite d’activités normales dans une zone d’insécurité, en raison de l’incursion de groupes terroristes et armés.

Elle est saluée pour son travail visant à étendre la portée de la Police des Nations Unies à la région d’Ansongo, près de la zone frontalière Mali-Niger-Burkina Faso.

Catheriine Ugorji a rejoint la police nigériane en 2003. Elle a précédemment servi au sein de Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) de 2006 à 2007.

Environ 11.000 policiers des Nations Unies, dont 1.300 femmes, sont déployés dans 16 opérations de paix des Nations Unies dans le monde pour renforcer la paix et la sécurité internationales, en soutenant les pays hôtes dans des situations de conflit, d’après-conflit et d’autres crises.

Akpene Vignikpo

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